Avant d’allaiter, je pensais réussir mon allaitement sans problème. Je pensais vraiment que c’était instinctif et naturel. Qu’il suffisait de mettre bébé au sein, et puis… voilà ! Je ne m’étais vraiment pas posé plus de questions que ça !

Heureusement, vous, vous avez été plus maligne que moi, et vous faites des recherches pour réussir votre allaitement. Vous avez bien raison.

Dans cet article nous allons voir de nombreux conseils pour réussir l’allaitement.

Ces conseils s’appliquent parfois pendant la grossesse ou les premiers jours de l’allaitement, ou encore lorsque l’allaitement est déjà en place.


1. Préparez-vous à réussir votre allaitement !

La préparation à l’allaitement au cours de votre grossesse peut soulever de nombreux obstacles. Grâce à cette préparation, vous pourrez améliorer le démarrage de votre allaitement de manière spectaculaire.

S’informer sur l’allaitement

La période de grossesse est le moment idéal pour s’informer sur l’allaitement. Vous avez du temps libre, et vous pouvez le consacrer à la préparation de votre accouchement, mais aussi de votre allaitement.

La préparation à l’accouchement permet d’affronter la douleur et la peur du jour J.

La préparation à l’allaitement vous aidera à démarrer l’allaitement dans les meilleures conditions possibles, et cela aura des répercussions positives sur toute la durée de votre allaitement.

C’est une étape clé pour réussir l’allaitement.

Informez-vous comme vous le faites en lisant cet article. Documentez-vous. Intéressez-vous au déroulement des premières heures après la naissance, des premiers jours, et de la première semaine. Prenez conscience des éventuelles difficultés afin de ne pas être prise au dépourvu si vous les rencontrez.

Prévoir les éventuelles difficultés

Exemple : 2 situations communes en début d’allaitement :

  1. Difficulté de la maman à bien positionner son bébé.
  2. Difficulté du bébé à bien prendre le sein.
  3. Résultat : des crevasses apparaissent.
  1. Manque d’efficacité de prise du sein.
  2. Manque de lait.
  3. Résultat : faible prise de poids de bébé/Introduction de compléments alimentaires.

Votre situation personnelle

Votre situation personnelle peut être un obstacle pour la réussite de votre allaitement. Si vous prenez les devant et que vous vous renseignez, vous devriez pouvoir les surpasser.

Voici quelques situations qui peuvent présenter des difficultés :

  • Mamelons ombiliqués, plats ou rétractés.
  • Antécédents de chirurgie mammaire.
  • Piercing au mamelon.
  • Problèmes hormonaux ou maladie particulière ayant un impact sur les hormones de production et d’éjection du lait.

Réussir l’allaitement grâce au projet de naissance

Préparer un projet de naissance multipliera vos chances de réussir votre allaitement dès les premiers jours. Un démarrage réussi est un atout majeur pour la suite de l’allaitement.

Pour réussir la première tétée et les suivantes, le projet de naissance est crucial. Parce que les premières heures sont essentielles à la réussite de l’allaitement.

Votre projet de naissance devra donner des indications au personnel médical en ce qui concerne vos attentes suite à la naissance de bébé. Il vous permettra de donner priorité à votre allaitement vis à vis des routines de soins effectuées lors d’une naissance.

Vous pourrez par exemple demander à ce qu’on privilégie le contact avec vous plutôt que la pesée de bébé. Ainsi, à la naissance, le moment de la pesée sera repoussé d’une heure environ afin que le contact avec vous, la mère soit effectué en priorité.

S’informer sur le lieu de votre accouchement ( favorable ou pas à l’allaitement)

Les routines hospitalières sont très variables d’un hôpital à un autre (ou d’une clinique à une autre).

Certains vont effectuer de nombreuses actions avant de poser le bébé en peau à peau sur la maman. Des actions qui pourraient être repoussées de quelques heures voir plus. Ou encore des soins qui pourraient être effectués directement sur la mère afin de favoriser le peau à peau et toutes les bienfaits qu’il apporte au bébé.

D’autres vont être favorables aux biberons et au lait industriel. Peut-être avoir des partenariats avec certains gros groupes laitiers. Auquel cas il sera plus avantageux pour eux de vous proposer du lait industriel plutôt que vous aider à réussir votre allaitement. Je ne souhaite pas être médisante en écrivant cela, mais nous vivons dans une société très capitaliste, et il ne faut pas négliger cela.

Ensuite, certains hôpitaux ou cliniques auront parmi leur personnel encadrant, des consultantes en lactation qui pourront vous donner de véritables conseil pour réussir votre allaitement. Les sages-femmes étant bien souvent peu formées sur le sujet, voir pas du tout.

Toutes ces raisons font qu‘il est indispensable de bien choisir le lieu de votre accouchement et vous renseigner pour savoir s’il est favorable à l’allaitement.

Connaitre les pratiques courantes qui mettent en péril l’allaitement :

Introduction de compléments.

Si vous rencontrez des difficultés au démarrage de votre allaitement, on risque de vous proposer des compléments alimentaires.

Dans certains cas c’est nécessaire de les utiliser. Par exemple lorsque le bébé a un perte de poids trop élevée, et qu’il est trop affaibli pour réussir à téter correctement et reprendre des forces. Dans ce cas, si vous êtes bien conseillée, on vous proposera d’utiliser un DAL ou dispotitif d’aide à la lactation.

Dans d’autres cas on vous le proposera par habitude, sans s’inquiéter de votre volonté de réussir votre allaitement. Souvent dans ce cas-là on vous soumettra un biberon de lait pour votre bébé.

Usage de biberons.

L’usage de biberons est dangereux pour l’allaitement.

En effet, le mode de succion du bébé est très différent au sein et sur une tétine. Sur la tétine, le lait sort pratiquement tout seul et le bébé ne fait que comprimer la tétine. Au sein, le bébé effectue un mouvement de va et vient avec sa langue, le long du mamelon. Un mécanisme très complexe.

Pour cette raison, lorsqu’un biberon est introduit dans un allaitement, cela crée ce qu’on appelle la confusion sein-tétine. C’est à dire que le bébé, lorsqu’il est remis au sein, ne sait plus comment téter. Il essaie de faire comme au biberon. Le lait ne sort pas car le mouvement n’est pas le bon. Le bébé s’énerve. Il repousse le sein. Parfois le lait sort quand même mais c’est la mère qui en souffre parce que la succion est mauvaise, et les crevasses apparaissent…

Bref, c’est important de ne pas sous-estimer les risques du biberon.

Usage de tétines.

L’usage des tétines peut provoquer les mêmes problèmes que le biberon. L’important est surtout d’en être consciente pour pouvoir y faire face si ils se présentent.

J’ai moi-même utilisé une tétine pendant les jours 2 et 3 de mon allaitement car je n’en pouvais plus d’avoir mon bébé tout le temps accroché au sein alors que j’avais des crevasses. Je souffrais le martyr. Elles m’ont donc permis de faire une « pause ». Un temps pendant lequel mes seins se reposaient. Un temps pendant lequel je pouvais faire des pansements de lait maternel ou appliquer de la lanoline.

Si c’était à refaire, je ne proposerais pas la tétine à mon fils. Je dirai au papa de lui faire téter son doigt. Là, il n’y a pas de risque de confusion.

Mauvais conseils.

Des mauvais conseils vous en aurez tout au long de votre allaitement. Parce que peu de personnes ont une expertise sur le sujet.

Pourtant, les sages-femmes, les pédiatres, les médecins vous conseilleront comme si ils savaient de quoi ils parlent. C’est dangereux parce que vous risquez de donner beaucoup d’importance à leurs conseils pour le simple fait qu’ils sont médecins. Sachez qu’ils ne sont pas formés sur l’allaitement.

Si vous voulez recevoir de vrais conseils, encore une fois, rapprochez-vous d’une conseillère en lactation ou bien d’une consultante en lactation.

Et par pitié n’écoutez pas les conseils des proches. Surtout ceux qui n’ont jamais allaité. Ce sont les premiers à donner leur avis sur tout et n’importe quoi. Ils veulent bien faire, mais…

Séparation de la mère et de l’enfant…

Les routines hospitalières prévoient beaucoup de choses à faire à la naissance du bébé comme la pesée, l’application de gouttes dans les yeux, l’aspiration du mucus dans le nez du bébé, le nettoyage du bébé, etc…

La majorité de ces choses sont inutiles et ont pour conséquence de séparer la mère de l’enfant. Pourtant le contact entre la mère et l’enfant, lui, est essentiel pour réussir le démarrage de l’allaitement… A nouveau, je vous conseille d’établir un projet de naissance pour remettre les choses en ordre.

Réussir son allaitement passe aussi par des choix, et des prédispositions efficaces.

Commencer à sonder l’entourage pour savoir à l’avance qui sera pour ou contre l’allaitement…

Pendant votre grossesse, commencez à discuter avec votre entourage de votre projet d’allaiter.

Cela vous permettra d’avoir les opinions pré-établies de chacun.

Certains adoreront l’idée, d’autres vous diront que l’allaitement ne sert à rien… Vous entendrez peut-être des phrases comme « tu vas t’embêter pour rien, le lait industriel est super » ou encore certains diront -souvent ce sont les mamies – d’un air désolé qu’elles n’auront pas l’occasion de donner le biberon au bébé. D’autres soulèveront le « problème » de la place du papa, soit disant exclus lorsqu’une maman fait le choix d’allaiter….

Bref, vous commencerez déjà à entendre un peu tout et n’importe quoi. Mais ce sera utile. Parce que vous saurez qui sera positif pour votre allaitement et qui sera néfaste. Vous aurez fait le tri en amont, afin de vous éloigner des personnes critiques lorsque vous allaiterez.

Et ça, ce sera d’un grand secours pour votre moral à venir et pour la réussite de votre allaitement !

2. Avoir vraiment envie d’allaiter

Quelques mamans décident d’allaiter non pas par désir ou volonté personnelle, mais pour répondre à une attente d’un proche ou autre…

Ces mamans risquent de vite abandonner l’allaitement dès que les premières difficultés se présenteront. A part bien sûr si les premières tétées deviennent une sorte de révélation pour elles.

Avoir vraiment envie d’allaiter est essentiel pour réussir l’allaitement.

La conviction que c’est le meilleur que vous puissiez offrir à votre bébé est ce qui vous donnera la force de persévérer dans les moments difficiles.

Parce que si vous comptez allaiter pour faire comme votre meilleure amie ou parce que c’est un souhait du papa, mais que vous n’êtes personnellement pas convaincue, l’échec est quasi inévitable.

3. Avoir un matériel de qualité

Matériel indispensable au démarrage de l’allaitement

Se rendre sur le lieu d’accouchement sans avoir rien prévu pour l’allaitement…. C’est comme se tirer une balle dans le pieds.

C’est une grosse erreur !

Vous ne pouvez pas prévoir d’allaiter sans prévoir du matériel.

  • Voici donc selon moi la liste du matériel indispensable au démarrage de l'allaitement :

Ne soyez pas radine

Investir dans un matériel de qualité est important. Vos achats sont un investissement pour votre allaitement. Ne les voyez pas comme une dépense.

Vous souhaitez réussir votre allaitement ? Vous souhaitez profiter de votre allaitement et non pas le subir chaque jour en vous disant « il faut que je réussisse jusqu’à X mois » ?

Alors ne soyez pas naïve. Prévoyez tout le confort nécessaire à une vie confortable avec votre bébé. Et ça, quelque soit votre situation :

  • Si vous reprenez le travail tôt, vous aurez besoin de nuits reposantes, et un bon matériel vous y aidera. Je pense au fauteuil d’allaitement pour celles qui ont choisi d’allaiter directement dans la chambre du petit… ou un lit cododo pratique, pour ne pas vous casser le dos lorsque vous prendrez bébé contre vous.
  • Si vous souhaitez vous occuper de votre bébé à 100% jour et nuit, il faut que vos journées soient le plus agréables possible :
  • Investissez un coin de votre lieu de vie que vous dédierez à l'allaitement.
  •  Achetez des accessoires géniaux pour vous faciliter le portage de bébé.

Et là je pense à un objet tout simple, que j’aurais rêvé d’avoir, et que j’aurais utilisé tout le temps… le jour pour prendre bébé dans les bras… la nuit pour bercer bébé et le rendormir sans me faire mal au dos lors des réveils sans tétée… Cet objet, c’est la ceinture porte-bébé.

C’est juste un exemple parmi tant d’autres, mais franchement, quand on sait qu’on va porter son bébé dans les bras une dizaine (voir une centaine) de fois par jour, et ça, pendant au moins les 4 années à venir… on comprend que les quelques euros dépensés sont vite amortis.

Ensuite pour votre moral je vous conseille de poursuivre dans votre recherche d’informations. Toutes les connaissances acquises seront une aide pour votre allaitement.

4. Des « kits de survie » pour un allaitement réussi

Etre maman, c’est un travail à temps plein… Le premier enfant chamboule la vie du couple. En plus des nuits hachées par des réveils fréquents, le rythme en journée est intensif.

C’est souvent la maman qui « gère » la journée avec bébé toute seule. Et lorsqu’elle allaite de manière exclusive, elle ne peut pas passer le relais au papa pour se reposer au moment du repas.

Bien sûr elle peut le faire pour les autres choses. Le papa trouvera toujours sa place dans son rôle de père auprès du bébé pour s’occuper de lui, le baigner, le soigner, le câliner, le promener, etc… Après tout la nature a tout prévu…

Avec la fatigue et la récupération post partum, le risque de baby blues est toujours présent. La fatigue permanente les premiers mois. Cela peut avoir un impact sur votre moral, sur votre bien être, et donc sur la lactation.

Voilà pourquoi je vous conseille de prévoir pendant votre grossesse un stock de plats tout prêts. Que vous les ayez achetés au supermarché du coin ou que vous les ayez préparés vous-même, peu importe, mais prévoyez une portion quotidienne pour vous. Si vous avez de quoi vous nourrir tous les jours pendant le 1er mois, ce sera déjà bien.

Si c’est déjà trop tard, et que bébé est là, vous pouvez réussir à manger sainement avec des préparations rapides et équilibrées pour votre allaitement.

5. Etre d’accord avec le conjoint sur l’allaitement nocturne

Cododo ou pas

L’allaitement en cododo. Pour ou contre ?

Pour rappel, l’allaitement en cododo c’est lorsque le lit de bébé est dans la chambre des parents, accolé à leur lit. Un côté du lit se rabaisse ou se démonte pour permettre à l’enfant et à la mère de dormir côte à côte sans risquer la MSN (mort subite du nourrisson).

C’est important de faire votre choix avant l’arrivée de bébé afin de vous organiser et de réfléchir calmement aux répercussions sur les nuits de chacun d’entre vous.

Réussir à passer de bonnes nuits quand on a un bébé, c’est déjà difficile, alors si vous n’êtes pas d’accord sur vos attentes et vos choix… c’est la cata assurée !

Allaiter bébé directement dans sa chambre

Si vous n’êtes pas tentée par le cododo et que vous préférez allaiter votre enfant directement dans sa chambre ou dans une autre pièce, je vous conseille d’investir toutes vos économies dans un bon fauteuil d’allaitement.

Il vous permettra d’allaiter bébé confortablement, et de vous endormir dans le fauteuil lorsque vous serez trop fatiguée pour rejoindre votre lit.

J’ai écris un comparatif complet sur les fauteuils d’allaitement présents sur le marché.


CONCLUSION

Vous êtes convaincue que l’allaitement est ce que vous pouvez offrir de mieux à votre bébé ? Moi aussi, et je vous félicite d’avoir fait le choix d’allaiter. 

Grâce à cet article, vous savez désormais que vous pouvez préparer la réussite de votre allaitement principalement en vous informant scrupuleusement sur le sujet.

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Bon allaitement à vous, et à bientôt