9 choses peuvent impacter et réduire considérablement votre production de lait maternel.

1. Baisse de lactation et hormones

La première chose qui peut impacter radicalement sur votre lactation, c’est un changement hormonal.

Cela peut-être le cas, par exemple, lorsque vous avez votre retour de couch.

Cela peut-être le cas, pendant vos règles, et, aussi, en période d’ovulation.

Tous ces événements là peuvent causer une chute de votre lactation donc ne soyez pas surprise et sachez, aussi, que la prise d’une contraception hormonale , par exemple la pilule, peut aussi faire chuter votre lactation.

Si vous ressentez une baisse de lactation, vous pouvez patienter si vous avez simplement eu vos règles ou un retour de couche et essayer de booster votre lactation, en faisant appel à des tisanes galactogènes ou à une alimentation galactogène.

Si vous prenez une contraception orale, vous pouvez envisager de prendre un autre type de contraception : contraception mécanique, par exemple, de manière à ce que cela n’impacte pas sur votre lactation.

2. Fatigue et production de lait…

Mesdames, si vous êtes fatiguées, votre production de lait maternel risque de chuter, donc essayez de prendre le temps de vous reposer, de prendre soin de vous, parce que c’est essentiel pour votre lactation.

On est trop vite submergée par la quantité de choses à gérer au quotidien, et c’est difficile de tout faire sans être fatiguée.

Si vous souhaitez recevoir des conseils sur la gestion de la fatigue pendant l’allaitement, lisez cet article.

3. Stress, cortisol et ocytocine

Le stress produit une hormone, le cortisol, qui, inhibe fortement l’ocytocine, l’hormone d’éjection du lait maternel.

Quand vous êtes stressée, cela réduit votre éjection du lait maternel, et c’est d’autant plus évident si vous tirez votre lait : vous allez vous rendre compte que vous tirez moins de lait lorsque vous êtes stressée.

C’est pour ça, que, –petit “tips » pour les mamans qui tirent leur lait-, si vous êtes stressées à l’idée de ne pas tirer suffisamment de lait, vous pouvez, par exemple, cacher votre bouteille de lait, votre flacon de lait lorsque vous tirez votre lait avec une chaussette.

Le fait de ne pas visualiser le lait qui sort, le fait de ne pas avoir votre attention sur le lait tiré (et donc l’appréhension visuelle de ne pas collecter assez de lait), va vous permettre de tirer plus de lait. Tout simplement parce que ça va réduire votre stress.

4. Maladie, engorgement, mastite…

Etre malade, même si c’est une maladie bénigne peut considérablement réduire votre lactation.

Le fait d’avoir un engorgement ou une mastite aussi peut réduire fortement votre lactation.

En cas d’engorgement, je vous conseille de drainer rapidement vos seins, de libérer au maximum vos seins de cette tension et de sortir, au plus vite, le lait qui est piégé dans vos seins, de manière à ce que ça ne dégénère pas en mastite.

5. Alimentation et baisse de lactation

Avoir une alimentation déséquilibrée, irrégulière ou insuffisante peut faire baisser la lactation.

En effet la production de lait maternel brûle énormément de calories donc, pour pouvoir produire suffisamment de lait, il faut manger suffisamment.

Cela vous évitera, notamment, de maigrir en excès, car contrairement à ce qu’on pense, il y a beaucoup de mamans allaitantes qui maigrissent trop et n’arrivent pas à conserver leur poids « idéal » et qui se sentent trop maigres.

Elles n’arrivent pas à consommer suffisamment d’aliments, à ingérer un nombre de calories suffisants pour à la fois produire la quantité de lait désirée, et maintenir leur poids. Cela les affaiblit et fait alors chuter la lactation (fatigue).

Veillez à avoir une alimentation équilibrée et assez conséquente pour permettre à votre corps de produire, à la fois, assez de lait pour votre bébé et à ne pas être en déficit d’apport nutritionnel.

NB : Découvrez des energy balls ou des repas rapides à préparer dans cet article.

6. Tabac, alcool…

Le tabac inhibe fortement, à la fois la prolactine et l’ocytocine :

  • La prolactine est inhibée par la consommation de tabac, ce qui pénalise votre production de lait maternel ( la prolactine est l’hormone de production de lait maternel).
  • Ensuite, la sensation de bien-être ressenti par un fumeur quand il fume, est liée à la sécrétion d’adrénaline. Or, l’adrénaline fait baisser la sécrétion d’ocytocine (l’hormone d’éjection du lait maternel).

Conclusion : le tabac réduit fortement la production de lait maternel pour ces deux raisons.


L’alcool aussi réduit fortement la libération d’ocytocine chez la maman allaitante, ce qui affecte l’éjection du lait maternel.

L’impact sur la lactation est indirect : en réduisant l’éjection du lait maternel, cela empêche un drainage complet du sein, et finit par faire baisser la lactation.


Pour mieux comprendre ce mécanisme, découvrez les 2 processus de lactation chez la mère allaitante.


7. Plantes qui font baisser la lactation

La consommation de plantes « anti-galactogènes », pénalise votre lactation.

C’est le cas par exemple du persil, de la sauge et de la menthe.

Toutes ces plantes, consommées en grande quantité, affectent votre production de lait.

Si vous êtes en train de sevrer votre bébé, vous pouvez consommer des tisanes à la sauge, des infusions à la menthe ou au persil, pour réduire votre production de lait maternel.

Si, au contraire, vous ne voulez pas avoir de conséquences sur votre production de lait maternel, évitez ces plantes.

NB : si vous consommez juste un peu de ces plantes aromatiques pour parfumer vos plats, ça n’aura aucune conséquence sur votre production de lait.

C’est quand les dosages sont conséquents qu’il va y avoir une répercussion sur votre production de lait maternel.

thé à la menthe
Thé à la menthe

Je pense, par exemple, aux mamans qui consomment des tisanes de sauge, de persil ou de menthe, pour le plaisir. Ou encore, les mamans qui boivent souvent un thé à la menthe. Si c’est votre cas, notamment si vous utilisez de la menthe fraîche cela peut réduire votre production de lait.

8. Déshydratation et lactation

Si vous êtes déshydratée, votre production de lait maternel va être fortement réduite.

Attention, ne faites pas l’inverse : ne buvez pas de l’eau à outrance ! Certaines mamans boivent des litres d’eau pour relancer leur production de lait. Ça ne marche pas.

Pour relancer une production de lait, il faut avant tout corriger la prise du sein de votre bébé, vous assurer que la prise du sein est bonne, vérifier que la succion est bonne et apprendre à observer votre bébé.

En observant votre bébé vous saurez s’il draine bien le sein et s’il boit suffisamment de lait, à chaque tétée.

C’est la base, c’est le fondement de la lactation et c’est ça, qui va vous permettre d’avoir une bonne production de lait.

Les petites actions comme : boire un peu d’eau, boire des tisanes galactogènes, dormir, etc… peuvent aider en complément d’une lactation bien établie, mais elles ne suffiront pas si les fondements ne sont pas solides.

La prise du sein, la bonne succion et le bon drainage de votre sein sont essentiels. Savoir observer votre bébé aussi, car il vous permet de vérifier tout cela, et de savoir s’il boit suffisamment de lait.

Si vous ne savez pas comment faire, je vous explique tout dans mes conseils privés (gratuit).

Une fois que ce sera acquis, vous pourrez faire des choses « en plus », mais si ça, ce n’est pas au point, vous ne pourrez jamais relancer votre lactation.

9. Tétines : mauvaise idée ?

Les tétines peuvent pénaliser à la fois votre allaitement et votre production de lait maternel. En effet, le fait de donner une tétine à votre bébé allaité va avoir deux conséquences :

  1. D’abord cela va créer un risque de confusion sein/tétine, ce qui fait que votre bébé risque de mal téter, et de perdre le bon déroulement de la tétée.
  2. Ensuite, comme votre bébé va avoir la tétine en bouche, il va moins réclamer votre sein, il va moins avoir envie d’être au sein.
    Forcément, comme il va être moins souvent au sein, ça risque d’entraîner une chute de votre production de lait.

    En effet, même lorsqu’un bébé effectue une tétée de réconfort et non une tétée nutritive (il « tétouille »), cela sollicite quand même vos glandes mammaires et donc de votre production de lait maternel.