Réussir son allaitement est loin d’être facile pour toutes les mamans, au contraire…

Autrefois, la transmission entre les mères se faisait naturellement.

Aujourd’hui tout ça est bien loin…

Dans la société actuelle tout est plus compliqué :

  1. Il y a beaucoup moins de personnes qui allaitent.
  2. La société valorise l’usage du biberon (merci les lobbys laitiers)
  3. Personne ne vous dira que l’allaitement risque d’être difficile… afin que vous choisissiez d’allaiter, et que les statistiques d’allaitement soient meilleures ( Je pense surtout à la France, très mauvaise élève parmi les pays développés)

Alors comment réussir son allaitement ?

1. Réussir le démarrage de son allaitement grâce au projet de naissance…

Le déroulement de la naissance du bébé et des deux premières heures est crucial pour l’allaitement.

Vous souhaitez réussir votre allaitement ?

Commencez par réussir le démarrage de votre allaitement en suivant ces 3 conseils :

1. Soyez au contact de bébé le plus tôt possible après la naissance.

réussir son allaitement grâce au contact rapide

Établissez un projet de naissance.

Dans votre projet de naissance vous allez demander à ce que votre bébé soit mis contre vous le plus tôt possible afin qu’il bénéficie de tous les bienfaits du contact en peau à peau avec sa maman.

Ces bienfaits sont d’ordre immunitaire, affectif, mais aussi favorables à l’allaitement. Le bébé très en éveil les deux premières heures, utilisera beaucoup son odorat. Si on le pose immédiatement contre vous, il mémorisera très tôt votre odeur et saura retrouver votre sein dont l’odeur est similaire à celle du liquide amniotique.

Pour cela, certaines actions sont à favoriser, d’autres à éviter. Le personnel médical doit en être informé pour adapter sa routine hospitalière aux nécessités de l’allaitement.

➡ Pour réaliser votre projet de naissance facilement, lisez mon guide offert  intitulé « préparer la réussite de son allaitement pendant la grossesse ».

2. Comment réussir la première tétée ?

Réussir la première tétée ou « tétée de bienvenue » décuple vos chances de réussir votre allaitement.

Pour réussir votre première tétée je vous conseille d’offrir la possibilité à votre bébé d’effectuer le crawl du nouveau-né.

Le crawl du nouveau-né est le déplacement qu’effectue le nouveau-né lorsqu »il est posé sur sa mère, à la naissance.

Il se déplace en rampant, afin d’atteindre le sein de sa maman. 

Il le fait tout seul, instinctivement.

Donner l’occasion à votre bébé d’effectuer ce crawl et prendre le sein de lui-même, c’est offrir à votre allaitement de très grandes chances de réussite, et cela a été prouvé.

Pour en savoir plus sur les conditions qui favorisent la réussite de la première tétée, rendez-vous ici.

3. Réussir le démarrage de son allaitement

réussir son allaitement_démarrage

La tétée précoce est préconisée pour assurer les meilleures chances de réussir le démarrage de l’allaitement.

Par « précoce » on entend que la tétée doit être effectuée le plus tôt possible après la naissance.

Pour cela, le bébé doit être mis sur le ventre de la mère le plus tôt possible.

Ensuite il ne faut pas s’affoler et le mettre au sein. Laissez-le effectuer le crawl et prendre le sein de lui-même.

Si votre bébé n’est pas pressé de téter ce n’est pas grave.

S’il est sur sa mère et qu’il sent son odeur, il effectuera cette première tétée assez rapidement.

? La tétée doit être précoce mais pas forcée.

C’est important car le bébé doit avoir une bonne expérience de la tétée pour avoir envie de téter à nouveau.

Ne le brusquez pas inutilement.

La tétée précoce permet de favoriser une bonne prise du sein, ce qui évite bien des désagréments par la suite :

  • Inefficacité des tétées.
  • Crevasses.
  • Manque de lait.
  • Perte de poids du bébé.
  • Etc…

2. Apprendre à observer les tétées

Savoir observer la façon de téter de votre bébé est une des choses qui semble les plus faciles à priori et pourtant c’est très difficile !

Apprenez à observer les signes d’une tétée efficace ou non.

Regarder la position de bébé

La position de votre bébé est la première choses à observer après avoir adopté vous-même une position confortable.

Pour cela, vous devez vous assurer que :

  • Sa position est confortable et qu’il n’est pas tordu.
  • Il soit bien contre vous.
  • Son ventre doit être collé contre vous.
  • Sa tête en face de votre sein. Votre bébé ne doit pas avoir à tordre son cou pour téter.

Observer sa manière de téter

réussir l'allaitement grâce à une bonne prise du sein
Schéma extrait du pack « Réussir mon allaitement dès le début » ©Amourmaternel

Prise du sein

Observer la prise du sein de votre bébé vous aidera beaucoup pour savoir si sa manière de tétée est efficace.

C’est très important.

Pour cela, voici quelques signes révélateurs d’une bonne prise du sein :

  • La bouche de votre bébé recouvre une bonne partie de l’aréole du sein.
  • Ses lèvres sont retroussées vers l’extérieur.
  • Son menton est ancré contre votre sein.

Succion

réussir la première prise du sein_allaitement

Pour savoir si votre bébé boit assez de lait, vous devez regarder ses joues et sa mâchoire.

Un bébé qui tète bien effectue quelques mouvements de succion avant d’avaler une gorgée de lait.

Regardez sa mâchoire.

Lorsqu’il avale, elle effectue un mouvement plus ample que celui de la succion. Son « double menton » bouge, votre bébé déglutit.

Regardez sa joue. Elle ne doit pas se creuser (fossette).

3. Réussir son allaitement en s’entourant des bonnes personnes

Se rapprocher d’une consultante en lactation

S’entourer de personnes compétentes et de bon conseil est indispensable pour réussir votre allaitement.

Au moindre doute, à la moindre difficulté vous risquez de recevoir des conseils erronés.

Pour être sûre de recevoir des conseils de qualité, faites appel à une consultante en lactation, ou encore une conseillère en allaitement.

Pour recevoir un accompagnement réalisé par mes soins, abonnez-vous à ma newsletter pour être informée des périodes d’ouverture des demandes de suivi ou « coaching personnalisé » *.

*Accompagnement limité à 5 inscriptions/mois, accessible sur de courtes périodes afin de réduire le nombre de demandes (Merci pour votre compréhension).

S’entourer de mamans qui allaitent ou ont allaité

Afin de vous sentir moins seule, vous pouvez rejoindre des groupes d’allaitement, ou participer à des réunions de soutien aux mères qui allaitent.

Celles-ci sont organisées par la Leche League, chaque mois. Vous en saurez plus ici.

S’éloigner des personnes « parasites »

C’est aussi important de s’entourer de personnes qualifiées pour vous conseiller que de vous éloigner des personnes néfastes à votre allaitement.

Et malheureusement, il y en a beaucoup !

Entre ceux qui prônent la « liberté » offerte par le biberon et le lait industriel… ceux qui sont mal à l’aise que vous allaitiez devant eux… ceux qui pensent que l’allaitement exclue le père… celles qui trouvent que ce n’est ni moderne, ni à la mode (oui ce sont souvent les femmes qui émettent ce genre de critique)… ceux qui trouvent ça « malsain »….

Vous entendrez de tout…. Vraiment de tout.

Préparez-vous à entendre des inepties en tout genre, et éloignez-vous des personnes qui sont contre l’allaitement.

Elles ne feront que vous décourager.

4. Connaitre les bases de la lactation pour avoir assez de lait pour bébé (même en période de pics)

Comprendre comment fonctionne le sein n’est pas forcément utile pour allaiter votre enfant.

Par contre, si vous souhaitez réussir le démarrage de votre allaitement, et surtout le poursuivre sur le long terme… c’est bien de connaitre ce que j’appelle « les bases ».

Il s’agit de savoir que la production de lait maternel est déterminée par la deux choses essentielles :

✔️ La fréquence des tétées

✔️ Le drainage des seins

Pour avoir une bonne lactation la mère doit être conscience de cela, et disposée à allaiter son enfant à la demande, malgré les contraintes que cela peut générer.

Bien sûr pour les mères ayant choisi un allaitement mixte ou un allaitement à horaire fixe il en est tout autrement.

Il leur suffira d’avoir une quantité de tétée assez abondante et une succion efficace du bébé pour maintenir la lactation.

Lorsque celle-ci sera trop faible, il conviendra d’ajouter une tétée supplémentaire par exemple.

Quoiqu’il en soit, vous devez savoir que la succion du bébé est LE facteur essentiel de production de lait maternel.

Vous devez savoir aussi que l’introduction d’un complément au biberon entraîne une diminution de la lactation par le simple fait que votre bébé tétera moins le sein si vous lui donnez autre chose à manger (le lait industriel en l’occurrence).

✖️ L’usage du biberon ou d’une tétine provoque aussi un risque de confusion sein-tétine.

Nous allons en parler dans la suite de l’article.

5. Savoir ce qu’est une poussée de croissance

Pour réussir son allaitement sans trop de tracas, il faut être informée. 

L’allaitement est marqué par plusieurs périodes critiques, et délicates : les poussées de croissance, appelées aussi « pics de croissance ». 

Si vous souhaitez survivre aux périodes de poussées de croissance, c’est mieux de savoir de quoi il s’agit avant d’y faire face.

En effet, celles-ci sont souvent responsables d’un arrêt de l’allaitement par découragement de la mère.

La plupart du temps la mère croit manquer de lait et ne plus suffire à son bébé.

Le rythme des tétées très soutenu et ses seins « mous » soulèvent sa peur de manquer de lait. Son bébé qui s’agace au sein et ne semble jamais rassasié confirme alors son diagnostic (pourtant erroné). 

La mère choisit donc d’introduire du lait artificiel en complément afin d’éviter que son bébé souffre de « malnutrition », et sa lactation chute réellement à ce moment-là.

Beaucoup d’allaitements se terminent donc à 7-10 jours, ou à 3 semaines, 6 semaines, ou encore à 3 mois, 6 mois ou 9 mois pour ces raisons-là.

Pourtant, il en est tout autrement… la mère n’est pas en manque de lait.

Son bébé est traverse simplement une poussée de croissance.

6. Risque de confusion sein-tétine

Le risque de confusion sein tétine n’est pas un mythe. Il est bien réel.

Savez-vous ce que c’est ?

Il s’agit de la difficulté pour le bébé à téter correctement le sein lorsque quelqu’un a introduit un biberon ou une tétine dans son quotidien.

Le fait de devoir téter différemment au biberon pour recevoir le lait entraîne une confusion chez lui : il ne sait plus comment faire pour téter correctement.

Résultat :

  • soit il tète mal et fait mal à sa mère –> crevasses.
  • Soit il s’énerve au sein parce que le lait ne sort pas.

Cela peut être encore plus grave pour l’allaitement si le bébé se met à faire ce qu’on appelle « la grève des tétées ».

7. Savoir que le rythme d’un bébé allaité est différent de celui d’un bébé nourri au biberon

nouveau-né allaité

Connaitre les rythmes du bébé allaité peut être d’un grand secours pour la mère allaitante.

En effet, notre société actuelle prend comme référence le biberon, qui est donné en moyenne toutes les 3 heures pour un jeune bébé.

Le rythme naturel du bébé est loin d’être aussi régulier.

La fréquence des tétées varie en fonction du moment de la journée et de la nuit, mais aussi en fonction des saisons.

C’est la même chose pour la durée des tétées.

C’est logique.

La faim de votre bébé n’est pas constante, et ses besoins varient fortement au cours des saisons, de l’âge, etc…

La composition du lait maternel varie lui aussi pour répondre parfaitement aux besoins fluctuants du bébé.

Une jeune mère qui allaite peut très vite être perturbée par ce rythme si elle pense que la « normalité » correspond à 1 tétée toutes les 3 heures.

C’est pourquoi, comprendre le rythme du bébé allaité est un atout majeur pour réussir l’allaitement.

8. S’organiser pour avoir le temps de prendre soin de soi (aussi)

Combien de mamans allaitantes se sont retrouvées, les premiers mois, à espérer avoir une minute pour elles ?

Ne serait-ce que pour prendre une douche, ou se coiffer et se sentir « soignée ».

Beaucoup d’entre nous se retrouvent dans une situation où elles se négligent par manque de temps.

Oui parce qu’allaiter à la demande, cela nécessite de se mettre à disposition de bébé, et respecter son rythme.

Sauf que le rythme d’un bébé les premiers mois, est très soutenu… la fréquence des tétées est haute (1 tétée toutes les 2 heures en moyenne, sachant que 2 heures est le temps compris entre le début de la première tétée et la suivante).

C’est important de le savoir et de s’y préparer.

De simples choses du quotidien : se laver, se coiffer, manger… deviendront de véritables missions !

L’organisation sera votre seule alliée pour pouvoir vous sentir bien, et ne pas plonger dans les sentiments de :

  • Fatigue permanente.
  • Solitude.
  • Mal être…

Ces sentiments ne sont pas exclusivement liés à l’allaitement, mais l’investissement que l’allaitement demande, y participe.

Quoi qu’en disent les pro allaitement.

Sur ce blog il n’y a pas de tabou.

L’allaitement c’est fabuleux, mais si on savait à l’avance toutes les difficultés qu’on risque de rencontrer, on le vivrait bien mieux après.

Pour réussir votre allaitement, vous devez réussir à prendre soin de vous.

Et ça, ce n’est pas une mince affaire ! Pensez-y, c’est important, car le baby blues guette…

9. Synchroniser votre rythme avec celui de votre bébé

Synchroniser votre rythme de sommeil avec celui de votre bébé.

Cela semble simple et facile.

Détrompez-vous !

Qui est-ce qui dort sur commande ?

Ce n’est pas si facile de « choisir » de dormir à n’importe quel moment de la journée.

Pourtant je vous conseille de vous y habituer dès le début de l’allaitement afin de récupérer votre manque de sommeil pendant la journée.

Suivez ce conseil où vous serez tout le temps fatiguée !….

Quand bébé fait la sieste, faites la sieste aussi.

Laissez la maison en désordre s’il le faut, mais récupérez votre manque de sommeil.

Une maman reposée produit plus de lait qu’une maman fatiguée….

Repos = sérénité et patience avec son bébé…

Une maman reposée est plus heureuse !

10. S’autoriser un allaitement « pas parfait »

L’allaitement n’est pas toujours évident. Je dirais même que l’allaitement est exigent.

Il demande beaucoup de disponibilité, d’implication et d’engagement.

Pour réussir votre allaitement commencez par ne pas avoir pour objectif un allaitement parfait comme on peut en voir sur certaines photos.

Parfois tout se passera super bien, vous vous sentirez en forme, votre bébé tétera bien… mais certaines journées seront plus compliquées : vous serez fatiguée, votre bébé sera ronchon… il pleurera et vous ne saurez pas trop pourquoi…

Autorisez-vous un allaitement imparfait, avec parfois des tétées chaotiques, des nuits hachées, de l’agitation au sein…

Le principal vous le réussissez : vous donnez le meilleur lait possible à votre bébé et pas seulement.

Vous êtes présente, vous le réconfortez, et vous l’aimez.

Vous êtes une bonne mère et vous faites ce que vous pouvez !

11. Une confiance triple

Vous réussirez votre allaitement grâce à votre bébé

réussir son allaitement grâce à bébé

Si je devais vous conseiller d’écouter une seule personne pendant votre allaitement…

Cette personne ça ne serait pas moi.

Ça ne serait pas non plus une consultante en lactation.

Ni vous, ni un médecin,

Pas même votre mère, ou une autre maman allaitante.

La seule personne que je vous conseillerais d’écouter... c’est votre bébé !

Il faut bien en être consciente.

La personne la plus apte à vous guider dans votre allaitement, c’est votre bébé. La personne la mieux placée pour donner son avis sur votre lait ou votre allaitement, c’est votre bébé.

Alors si votre bébé est en bonne santé, et qu’il grandit bien, c’est que vous êtes en train de réussir votre allaitement ! Peu importe le reste.

Votre confiance en vous en tant que mère, est primordiale

Pour pouvoir allaiter dans de bonnes conditions, il faut que vous ayez confiance en vous. Si vous perdez confiance, votre allaitement est en danger.

Essayez de ne pas douter de votre façon d’allaiter votre bébé.

Ne doutez pas de la qualité de votre lait.

Votre lait est parfait. Il est assez nourrissant, il est gras quand il le faut, il est riche en eau quand il le faut…

Il est assez riche, et assez nutritif. J’insiste sur ça car beaucoup de monde pointe du doigt le lait maternel lorsque le bébé ne fait pas ses nuits. Pourtant ça n’a rien à voir.

Idem lorsque le bébé a des coliques, un rgo ou une intolérance alimentaire. Les plus ignorants vous diront que cela vient de votre lait.

Alors bien sûr ce que votre alimentation aura un impact sur la digestion de votre bébé.

Mais faites attention aux remarques non fondées car elles vont vous faire douter… souvent sans raison valable.

Réussir son allaitement grâce à 2 personnes : vous et bébé

On n’oublie pas l’importance du papa, mais on sait que c’est la maman et le bébé qui guideront l’allaitement vers la réussite.

Bien sûr l’entourage, s’il est bienveillant et de bons conseils, participe à cette réussite.

Mais les 2 protagonistes de l’histoire, c’est vous et votre bébé.

Alors prenez bien soin de ces 2 personnes si vous souhaitez réussir votre allaitement.

Votre bien-être est aussi important que celui de votre bébé. Ne vous négligez pas.

Apprenez à demander de l’aide autour de vous afin de pouvoir vous détendre, prendre du temps pour vous, et apprécier cette période fabuleuse de votre vie.

L’allaitement doit être un bonheur partagé entre la mère et l’enfant, et non une contrainte.

Vous seule avez le moyen de faire en sorte que votre allaitement soit heureux et serein : en lui donnant l’importance qu’il mérite, et en prenant soin de vous.


CONCLUSION :

Grâce à cette lecture vous avez déjà acquis des informations essentielles pour réussir votre allaitement.

Si vous souhaitez recevoir 6 fiches conseils illustrées pour vous accompagner dans la réussite de votre allaitement, n’hésitez pas à vous inscrire ici. Je vous les offrirai avec plaisir.

Heureux allaitement ! 

Comment réussir son allaitement ? [11 conseils décisifs]

Réussir son allaitement est loin d'être facile pour toutes les mamans, au contraire... Autrefois, la transmission entre les mères se faisait naturellement.

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